Mise à jour: 13/02/2018 à 10H35 GMT
 
Sedhiou : Ziarra annuelle de Diareng en la mémoire de Cheick Sanoussi Sall
LA PAIX ET L’ACCES AUX SERVICES SOCIAUX DE BASE AU MENU DES PRIERES
Moussa DRAME | 13/02/2018 | 09H42 GMT
En la mémoire de Feu Cheick Sanoussi Sall de Diareng en plein cœur du Pakao dans l’Est de la région de Sédhiou, les fidèles musulmans y ont convergé samedi 10 février pour la commémoration de son rappel à Dieu. Cette édition et comme celles qui ont précédé, les fidèles ont revisité l’œuvre du saint homme dans sa dimension sociale et ont formulé des prières pour le retour définitif de la paix en Casamance et partout dans le Sénégal. Par ailleurs, ils ont sollicité des services sociaux de base pour tirer la tête de la précarité âprement vécue au quotidien.
 
Comme à l’accoutumée les communautés de Diareng ont revisité l’œuvre du vénéré Cheick Sanoussi Sall érudit du Coran et célèbre acteur du développement de ce terroir de l’Est de Sédhiou. Venu du Fouta pour s’installer au Pakao des profondeurs, Cheick Sanoussi Sall a fondé des écoles et promu l’expansion de l’Islam et les relations sociales basées sur la tolérance, le pardon et l’entraide. «Comme chaque année, nous avons prié cette année aussi pour le repos de l’âme de notre vénéré et érudit Cheick Sanoussy Sall.
 
Les pèlerins sont venus de plusieurs régions du Sénégal, de la Guinée-Bissau, de la Gambie et d’ailleurs pour partager ensemble ces moments de souvenirs et de prières. Nous avons prié pour la paix définitive en Casamance, partout au Sénégal en souhaitant au Chef de l’Etat, Macky Sall toutes les chances pour mieux gouverner notre pays et de penser à nous car nous manquons de beaucoup de services publics», a déclaré Nouha Seydi Sall, le porte-parole de la famille Sall de Diareng.
 
A Diareng comme ailleurs dans le Pakao des profondeurs, l’accès aux services sociaux de basés tels que l’électricité reste jusqu’ici une doléance actuelle selon Nouha Seydi Sall. «Nous voulons vraiment accéder au courant électrique. Il y’a un début d’installation mais le rythme est lent alors que dans le contexte de globalisation l’électricité est transversale dans la gestion des affaires», a-t-il soutenu.
 
Tomber malade à Diareng présente des risques potentiels de mortalité dit-on, tant le poste de santé est dégarni, l’infirmier démotivé par la prise en charge des populations locales. Nouha Seydi Sall a aussi expliqué que «le poste de santé n’existe que de nom. Il n’y a ni infirmier, ni médicaments. Celle qui fait office d’infirmière est prise en charge par les populations. Les prestations ne sont pas de qualité avec un plateau technique inexistant. Les ONG et autres organismes de développement peuvent aussi nous aider à construire notre cité et nous mettre sur le chemin de l’émergence», dit-il au nom des communautés religieuses de Diareng. L’édition 2018 de cette ziarra annuelle de la famille Sall de Diareng a aussi drainé du monde en provenance de l’intérieur du Sénégal mais aussi des pays de la sous-région de l’Afrique de l’ouest. Des prières sont formulées pour la paix et le développement en Casamance et partout au Sénégal.